Pourquoi mesurer la qualité de l’air ?

L’air est un bien précieux et indispensable à la vie. Chaque individu respire en moyenne 15 000 litres d’air par jour. La surveillance et la protection de l’air sont donc nécessaires pour notre santé. Depuis la promulgation de la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie (LAURE) du 30 décembre 1996, il est reconnu à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette loi et ses décrets définissent les objectifs de la qualité de l’air.
Autre exemple de loi : La Directive Européenne sur la Qualité de l’Air du 27 septembre 1996 qui fixe la liste des substances dont le niveau doit être surveillé. Elle prévoit les valeurs limites à ne pas dépasser et les seuils d’alerte au-delà desquels une information immédiate de la population est nécessaire.

Les moyens mis en œuvre ?

Afin d’informer la population sur le niveau moyen de la qualité de l’air, GWAD'AIR dispose de stations de mesures de la qualité de l’air.
Le réseau de mesure est composé de
  • 2 stations fixes périurbaines situées au Raizet (Les Abymes) et à Belcourt (Baie-Mahault),
  • 1 station fixe urbaine implantée dans l’enceinte du Collège CARNOT (Pointe-à-Pitre),
  • 1 station mobile
Les stations fixes de mesures couvrent la ZUR (Zone Urbaine Régionale) : Abymes / Baie-Mahault / Gosier / Lamentin / Petit-Bourg / Pointe-à-Pitre.
La cabine mobile permet à GWAD'AIR de réaliser des campagnes de mesures sur l’ensemble de la Guadeloupe et de ses dépendances (ZR : Zone Régionale).
 
Carte du réseau de stations de mesures de Gwadair en Guadeloupe
 

Comment analyse-t-on l’air ?

L’air est aspiré par l’intermédiaire de têtes de prélèvement puis acheminé au niveau des analyseurs. Chaque analyseur est spécifique à un type de polluant.
 

Qu’est-ce que l’indice ATMO ?

L’indice ATMO est l’indice de la qualité de l’air. Il est calculé quotidiennement pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants et varie sur une échelle allant de 1 à 10 (Très bon à Très mauvais).
L’indice ATMO est basé sur la concentration de quatre indicateurs de pollution atmosphérique :
  • l’ozone (O3)
  • le dioxyde de soufre (SO2)
  • le dioxyde d’azote (NO2)
  • les particules en suspension ou poussières (PM10)
Méthode de calcul :
A chaque polluant correspond une échelle de sous indice variant de 1 à 10. En fonction de la concentration mesurée on détermine le sous indice correspondant. On obtient ainsi 4 sous indices.
L’indice ATMO correspond au sous indice le plus élevé.
sous-indices utilisés pour la détermination de l'indice ATMO échelle des indices ATMO
Ici, le sous indice le plus élevé est 5. Il correspond au sous indice des particules de moins de 10 micron de diamètres (PM10). Ce sont donc les PM10 qui constituent le polluant dominant pour l’indice ATMO du jour.
 

Quels sont les seuils d’alerte ?

Il existe un seuil d’information et de recommandation, calé sur l’indice 8 : indice Mauvais.
Le seuil d’alerte, au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé, est calé sur l’indice 10 : Très mauvais.
Les décrets d’application, les circulaires et les arrêtés ministériels fixent les polluants qui doivent être surveillés, ainsi que les valeurs limites qui ne doivent pas être dépassées. Ils fixent même les seuils d’alerte au-delà desquels une information immédiate de la population est nécessaire ainsi que les objectifs de qualité à atteindre.